Le service en bijouterie

Joaillier depuis 1987, j’ai travaillé dans de nombreuses entreprises de la région Lyonnaise et pour des fabricants de la place Vendôme . Je manage depuis plus de 13 ans des équipes de production et de création, et maîtrise toutes les étapes de conception d’un bijou, de l’étude de marché jusqu'à la commercialisation, en passant par la création et la production. Considérant que rien n’est acquis dans ce secteur en pleine mutation et par soucis d’évolution personnelle, je continu à me former et à évoluer dans ce métier et j’entreprends début 2004 une " Maîtrise en management général " à l’EM-Lyon (ESC d’Ecully), me permettant d’acquérir les connaissances en marketing, commercial, stratégie…et gestion des entreprises.

J'ai réalisé un mémoire pour valider mon diplôme dont j’ai extrait une partie de l’étude pour la mettre à disposition.

Je remercie Les consommateurs ayant participé aux différentes enquêtes et aussi les distributeurs qui ont bien voulu m’aider dans mes recherches en répondant à mes enquêtes et pour les informations qu’ils ont bien voulu partager.

Si vous avez des commentaires, critiques... et compliments, n'hésitez sortout pas ! 

Bruno Alquier

bruno.alquier@worldonline.fr

Mercredi 1 mars 2006

ETUDE EN COURS :

Le marché global de la bijouterie est en léger recul (-1%) pour l’année 2005

L’envolée du cours de l’or en fin d’année 2005 a eu un impact direct sur les ventes de bijoux or. La fonte de 3% de ce segment qui représente 56% en valeur explique à elle seule la baisse de l’an passé. La baisse a surtout touché les bijoux tout or (-6% en valeur) contre une légère baisse des bijoux en or avec pierres (-1%).

Les bijoux en argent continuent à progresser très légèrement en volume et valeur en 2005 après 5 années de très fortes hausses.

Perte de parts de marché des magasins de centre ville (-1.7%) et augmentation des bijouteries de centre commercial (+1.4%) mais les prix moyens des bijouteries de centre ville continuent de progresser

 

Sur le premier semestre 2005 les bagues or et pierres en bijouterie de centre ville ont vu la plus forte progression des prix moyens passant de 392 € à 438 € (+12%) : (Les statistiques détaillées du second semestre ne sont pas encore disponibles).

 

 M Hubert Lapipe (directeur général de la société 5, réalisant les études sur la bijouterie pour le CPDHBJO) a déclaré :

" La consommation de bijoux et montres est largement influencée par le contexte économique. La corrélation reste très forte entre la courbe des ventes de bijoux et la confiance des ménages. Les Français ont l’an dernier privilégié les achats de biens immobiliers et d’écrans plats aux dépens du bijou. La tendance reste bonne pour les premières semaines 2006 a-t-il ajouté. "

 

Bruno Alquier

bruno@brunoalquier.com

 

 

 

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Dimanche 23 octobre 2005
 Pour démarrer l’étude il est important de faire un tour d’horizon et un diagnostic du secteur pour analyser les forces en présence et les acteurs dans leur contexte et pour évaluer les évolutions futures.
    1. Constat du marché

      En 2004, le chiffre d’affaire national s’est stabilisé après deux années de baisse, pour retrouver le niveau de 1999.

      Les circuits traditionnels (artisans, fabricants réalisant de la vente directe, petites bijouteries de centre ville) sont les plus affectés de cette baisse d’activité. Leur offre moins variée ainsi que l’attractivité insuffisante de leurs prix les ont particulièrement handicapés face à leurs concurrents. Ces derniers, principalement constitués des grandes surfaces et des bijouteries situées dans les centres commerciaux, ont en outre bénéficié du trafic plus important que leur assure leur implantation.

      La consommation s’est stabilisée en 2004 et semble partie pour progresser en 2005, mais les distributeurs indépendants restent fragilisés.

    2. Structure de la distribution

       

      Les bijouteries de centre ville sont le premier circuit de distribution d’or en valeur (50%) et avec 1/3 des ventes d’or en volume (1/3 aussi pour les grandes surfaces).

      Les bijoutiers faisant parti de groupements représentent 1/3 des points de vente.

      La faible part des franchises (10% des points de vente) s’explique par le stade encore peu avancé de l’organisation et de la concentration du secteur : la tendance pour les années à venir va être l’extension des enseignes par la franchise, seul moyen possible pour s’étendre sans investissement lourd.

      Les grands groupes du luxe (LVMH, Richemont, PPR, Bulgari …) investissent de plus en plus dans la bijouterie haut de gamme en rachetant les grandes maisons et sont en phase de développement de leur distribution en propre, ce qui conduit à une recherche de rentabilité optimum pour financer ces investissements. Leur politique de produit est basée essentiellement sur les marques, c’est pourquoi ils préfèrent maîtriser la distribution pour mieux agir sur leur image. Ces grands groupes peuvent devenir les concurrents directs des joailliers indépendants de centre ville.

      Les actionnariats financiers (Marc Orian, Histoire d’Or …) et les grandes surfaces couvrent une grande partie des points de vente et prennent des parts de marché sur les magasins indépendants.

      Les sites Internet ne sont pas des lieus de vente mais des vitrines permettant de consulter et de susciter l’envie. Cela permet aussi de renforcer l’image et la notoriété de l’enseigne.

       

    3. Tendances et perspectives

      C’est un secteur qui passe de l’artisanat à l’industrie, de façon très rapide. Les changements du secteur s’accélèrent et en l’espace d’un an il y a eu de grandes mutations qui se sont amorcées surtout dans la distribution. 

      La distribution et l’offre se sont segmentées de façon plus précises ces dernières années, répondant aux différentes demandes des consommateurs. Les fabricants ont fait des efforts pour coller aux nouvelles tendances. Les marques sont de plus en plus nombreuses et dynamisent l’ensemble des ventes.

      Les bijouteries indépendantes sont les plus nombreuses et largement représentées dans les centres ville. Celles-ci doivent faire face à la concurrence des enseignes spécialisées qui mènent des politiques de concentration. Pour faire face à cette concurrence, de nombreux bijoutiers adhèrent à un groupement pour obtenir des conditions d’achat avantageuses, bénéficier des services offerts et conserver leur indépendance tout en étant sous une enseigne commune.

       

       

       

       

Concernant l’offre, le seul segment dynamique reste l’argent (+14,5%) dont les prix moyens restent modérés (30 euros contre 168 euros pour les bijoux en or) favorisant l’achat d’impulsion. Les bijoux or représentent une grande part des ventes (57% du CA global)

 Concernant les prix moyens par type de distribution, nous pouvons constater un effondrement des artisans, qui tout en essayant de conserver leur chiffre d’affaire voient leur prix moyen divisé par deux et leur volume doubler : cela met en évidence un changement important de la consommation et une recherche des consommateurs pour des produits moins standard mais à des prix raisonnables, qu’ils ne trouvent pas dans le circuit de distribution traditionnel.

 

Dans le même temps on constate que les bijouteries de centre ville ont leur volume qui baisse.

 

On constate que les bijouteries de centre commercial sont les seules qui progressent aussi bien en volume qu’en valeur, mais que les bijouteries de centre ville résistent en part de marché sans avoir besoin d’augmenter les quantités.

 

Les fabricants sont très spécialisés en raison du savoir faire que nécessite leurs activités. Ils ont vu le nombre d’entreprises ainsi que le nombre d’employés global diminuer. L’externalisation des compétences est certainement une solution à la saisonnalité du marché et permet aussi d’ajouter de la valeur en trouvant des compétences très pointues que l’on ne possède pas et de baisser les coûts.

 

Il semblerait que nous revenions à un système structuré et centralisé comme il pouvait exister il y a 30 ans, avec des groupements et des centrales d’achat pilotant les offres du marché, mais cette fois ci avec beaucoup moins d’acteurs.

 

(Sources : Xerfi, EUROSTAF, SESSI, CPDHBJO, Société 5, INSEE)

Bruno Alquier

Par Bruno Alquier - Publié dans : bruno-alquier
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Dimanche 23 octobre 2005

 Précision :

L’enquête est essentiellement orientée sur les bijoux spéciaux et sur l’or, donc remettez les situations dans ce contexte.

       

    1. Objectif :

L’enquête qualitative a pour objectif de mettre en évidence les comportements des distributeurs face aux consommateurs et aux fabricants pour constater et comprendre :

       

    • la façon de fonctionner actuelle
    • le point de vue des détaillants
    • leurs motivations, leurs attentes et leurs besoins
    • les avantages et contraintes rencontrées actuellement
    • les limites possibles

 

    1. Fonctionnement :

       

      Les enquêtes se sont déroulées sur rendez-vous, en face à face dans les magasins. Les entretiens ont duré en moyenne 1H30 auprès de 10 magasins : En voir d’avantage ne m’aurai rien apporté de plus.

      J’ai privilégié les bijouteries de centre ville et les joailliers, qui sont les principaux magasins faisant réaliser les pièces de commande.

      J’ai posé des questions ouvertes pour laisser le distributeur s’exprimer sur sa perception des différents points abordés et ainsi trouver d’éventuelles nouvelles voies de développement.

       

    2. Résultats :

Segmentation de la distribution de centre ville 

L’enquête est essentiellement orientée sur les bijoux spéciaux et sur l’or, donc remettez les situations dans ce contexte.

Types de distributeurs

Types d’offres

Image voulue

Le joaillier

     

  • De plus en plus de marques haut de gamme

     

     

  • Service important et très personnalisé

 

  • service qualitatif 

     

     

  • Recherche très qualitative
       
  • Le bijoutier indépendant et sans enseigne

       

    • Peu de marques (de bijoux)

       

       

    • Service important et personnalisé

     

  • service qualitatif et quantitatif

     

     

  • Recherche qualitative
       
  • Le bijoutier indépendant avec enseigne

       

    • Beaucoup de marques

       

       

    • Services basiques et peu personnalisés

     

  • service quantitatif 

     

     

  • Recherche optimisée
       
  • La chaîne de magasin

       

    • offre identique entre les boutiques

       

       

    • Marques du groupe

       

       

    • Services basiques

     

  • service quantitatif 

     

     

  • Recherche quantitative
       
  •  

    L’image voulue par les magasins est la volonté de servir le client d’une certaine manière, pour donner une image au magasin dans le haut de gamme, et dans une perspective de rentabilité dans l’entrée de gamme.

    par les magasins est la volonté de servir le client d’une certaine manière, pour donner une image au magasin dans le haut de gamme, et dans une perspective de rentabilité dans l’entrée de gamme.

       

    • Service qualitatif : valeur ajoutée à l’image de manière indirecte
    • Service quantitatif : objectif de rentabilité du service.
    • Recherche qualitative : investissement en temps avec le consommateur, par l’écoute, des dessins et l’on mise sur la relation.
    • Recherche optimisée : investissement en temps raisonné dans une perspective de satisfaction du client mais de rentabilité directe. On essaye de satisfaire sans perdre de temps ou d’argent.
    • Recherche quantitative : peu d’investissement en temps dans une perspective de rentabilité immédiate et directe. On mise plus sur le produit avec un prix ciblé que sur le service global apporté. On essaye de satisfaire si on gagne de l’argent !

    Suivant la typologie du magasin, le service proposé sera différent, cela va avoir une influence sur :

       

    • la relation avec le consommateur
    • les produits et services proposés
    • la relation avec les fournisseurs

    L’environnement

     

    Le ressenti des distributeurs est que les fédérations de la profession ne sont pas très actives dans la communication ou les actions, que ce soit avec les professionnels (distributeurs, fabricants, fournisseurs…) ou avec les consommateurs. Il n’existe pas de mouvement fédérateur pour insuffler une nouvelle énergie et dynamique dans cette profession au niveau français. Les petits distributeurs et les petits fabricants se sentent mis de coté dans les prises de décisions de cette profession qui devient une industrie pilotée par les grands groupes.

    est que les fédérations de la profession ne sont pas très actives dans la communication ou les actions, que ce soit avec les professionnels (distributeurs, fabricants, fournisseurs…) ou avec les consommateurs. Il n’existe pas de mouvement fédérateur pour insuffler une nouvelle énergie et dynamique dans cette profession au niveau français. Les petits distributeurs et les petits fabricants se sentent mis de coté dans les prises de décisions de cette profession qui devient une industrie pilotée par les grands groupes.

    Nous pouvons constater que sur une ville il y a une boutique qui marche bien (dans chaque catégorie) et les autres ont du mal à résister : très souvent les magasins qui s’en sortent le mieux sont ceux qui bénéficient de l’image d’une enseigne.Chez la plupart des fabricants, le marketing est inexistant, mais des efforts sont faits sur le style des bijoux pour répondre aux envies des consommateurs pour des bijoux plus tendance : Mais le manque de marque et de rigueur dans leurs collections freine la progression de ceux-ci par rapport aux groupes qui commence à maîtriser aussi la production.

    , le marketing est inexistant, mais des efforts sont faits sur le style des bijoux pour répondre aux envies des consommateurs pour des bijoux plus tendance : Mais le manque de marque et de rigueur dans leurs collections freine la progression de ceux-ci par rapport aux groupes qui commence à maîtriser aussi la production.

    Très souvent les magasins se plaignent du manque de dialogue avec leurs fournisseurs et sont très demandeurs de relations plus étroites et de "partenariats " dans la communication et les offres.

     

    La demande en pièces spéciales

     

    Il y a une demande de plus en plus forte sur du bijou sur mesure, mais le prix final est très souvent un frein :

       

    • Il y a en moyenne dans les bijouteries de milieu de gamme un taux d’échec de 2 demandes sur 3 pour ce motif. Le consommateur de ce type de boutique recherche un service mais surtout un prix bas, qu’il est difficile d’obtenir pour des pièces spéciales. Cela explique en partie la fréquentation plus importante des consommateurs chez les artisans.

       

    - Pour les bijouteries haut de gamme, les attentes des consommateurs sont différentes, car elles sont plus tournées sur le produit et le service que sur le prix : le taux d’échec est beaucoup plus bas, mais existe quand le vendeur ne maîtrise pas ses produits ou n’arrive pas à répondre avec exactitude à la demande. La différence se fait dans la sélection des fournisseurs et les produits proposés.

     

    Concernant les délais, ils ont tendance à se raccourcir pour répondre aux demandes des consommateurs, attendant un service de plus en plus rapide, même sur des produits spéciaux.

     

    Définition de la pièce spéciale

     

    Il existe plusieurs familles de pièces spéciales :

       

    • Les bijoux sur mesure : ce sont des pièces uniques réalisées entièrement à la main avec un prix qui aujourd’hui a du mal à baisser.
    • Les bijoux de série adaptés : ce sont les modèles de série que les fabricants modifient pour adapter les pierres clients.
    • Les bijoux mécaniques : ces bijoux sont des pièces mécanisées, réalisées une par une avec des modifications possibles mineures pour lesquelles on arrive à avoir des prix très corrects. Mais ce type de fabrication concerne très peu de type de bijoux.

    Les fournisseurs

    Les fabricants ne sont pas tous disposés à adapter leurs modèles aux pierres des clients : Les petits fabricants sont plus souples et proposent plus facilement des modifications sur leurs modèles : mais ces fabricants sont souvent limités en capacité de production de pièces spéciales, ce qui provoque des délais parfois importants.

    Les magasins ayant un volume conséquent de pièces spéciales (plus de 6 par mois è ce sont souvent les joailliers), achètent fréquemment les pierres importantes en direct chez les marchants de pierre : Ils peuvent ainsi proposer des prix intéressants aux consommateurs, conserver de bonnes marges et aussi proposer un service plus "joaillerie" en faisant choisir les pierres directement. Dès que nous sommes sur des bijoux haut de gamme nous avons une proportion importante de bijoux adaptés.

    Pour les magasins de milieu de gamme, les prix pratiqués par les fabricants sont souvent trop chers par rapport au budget des consommateurs : Cela s’explique par la part importante du temps de travail sur ces produits qui les placent dans des catégories de prix trop haut, car il n’existe pas aujourd’hui de produits de série permettant le sur mesure à moindre coût. Cela a pour effet d’entraîner une baisse des marges des petits magasins voulant réussir à tout prix les ventes.

    Les magasins ont besoin de plusieurs fournisseurs pour faire face aux différents types de demandes.

    Aujourd’hui les fabricants proposant ce genre de service, ne communiquent pas ou peu dessus, et ne démarchent pas les distributeurs pour se faire connaître. C’est un service proposé par les fabricants de produits standards pour "dépanner " le magasin et jouer sur son image. Plus le fabricant est gros, moins il est disposé à faire des efforts pour s’adapter aux demandes particulières.

    Avec leurs fournisseurs, les joailliers établissent volontiers une relation durable, nécessaire au bon fonctionnement de ce type de service.

    La pièce de commande est un moyen d’asseoir l’image du service. Les boutiques "standards " préfèrent souvent ne pas faire de pièce de commande, car cela utilise trop d’énergie, du fait uniquement des gammes de prix réclamés par leurs clients et de l’incapacité des fabricants à y répondre de manière régulière. Le problème vient du décalage du point de vue des acteurs, l’intérêt commun étant la rentabilité. Mais les gammes de prix ne permettent pas aux fabricants de passer du temps dans l’étude du produit et donc préfèrent souvent eux aussi privilégier la production de bijoux de série.

     

    La solution idéale en pièce de commande 

     

    Il n’existe pas de solution miracle, car chaque type de distributeur a des attentes différentes, les uns privilégiant la relation dans le service pour jouer sur l’image du magasin, les autres privilégiant la rentabilité pour des raisons plus économiques. Mais nous pouvons constater des tendances générales que l’on retrouve chez tout le monde :

    - Les distributeurs sont demandeurs en solutions ou supports pour pouvoir proposer efficacement des bijoux sur mesure, mais il n’existe rien actuellement. Cette recherche en "soutien " a pour but d’optimiser la relation avec le client pour proposer mieux, plus vite, moins cher, répondre à une grande variété de demandes, de façon plus personnalisée en augmentant la qualité perçue du consommateur et en faisant baisser le risque perçu de celui-ci.

    - Des délais un peu plus longs que la normale ne semblent pas poser de problème pour ce genre de vente, tant que cela reste raisonnable : 3 à 4 semaines en moyenne. Le problème est que les fabricants ont du mal à tenir ces délais.

    - Des prix plus accessibles : Les consommateurs sont prêts à mettre 20 à 30% plus cher seulement, "c’est le prix de l’originalité " mais ne veulent pas sacrifier la qualité qui est obligatoire pour ce genre de produits.

     

    Les possibilités, les freins et moteurs

    De manière générale les distributeurs sont disposés à étudier les propositions de nouveaux fabricants et à les tester. Les magasins sont prêts à investir dans des outils pour évoluer et répondre de manière plus spécifique aux demandes de pièces spéciales et ainsi renforcer leur rôle de service et de conseil auprès des consommateurs.

         

                           4. Conclusions 

         

    Il apparaît qu’il y a une très forte demande de la part des distributeurs pour être aidé dans l’élaboration des pièces spéciales, et de façon générale dans tout ce qui touche au service : Les magasins de centre ville ont compris que c’était le point différenciant le plus important, qui permet de justifier des prix plus chers que dans les autres types de distribution.

    Il ressort des différents entretiens et expériences, que la force de proposition des vendeurs est très importante et que la plupart du temps le consommateur se laisse guider par le vendeur qui place les produits : le "vrai professionnel " fait la différence dans son art de vendre et dans sa compétence à sélectionner les fournisseurs. C’est au magasin de posséder les bonnes ressources (produits, compétences…) pour pouvoir ensuite les proposer.

    Les magasins qui arrivent à proposer efficacement des bijoux sur mesure maîtrisent le dessin ou ont un professionnel très disponible et compétent sous la main. Pour les autres, chaque demande particulière demande énormément d’énergie pour arriver à répondre efficacement et réaliser la vente.

    Cela m’a aussi éclairé sur le fonctionnement des fabricants, et la prise en compte de ces derniers sur les détaillants suivant leur taille.

    Le ressenti des distributeurs sur les services et l’attention de leurs fournisseurs diffère suivant la taille du magasin et du chiffre d’affaire qu’il génère : Plus le magasin a de potentiel et plus le fabricant sera disponible. Cela paraît évident mais de façon générale, les magasins ayant un gros chiffre d’affaire ont un prix moyen plus élevé, ce qui incite les fabricants à investir leur temps plutôt dans les devis pour ces boutiques. Le taux d’acceptation de devis est lui aussi plus important dans ces magasins.

     Bruno Alquier

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    Dimanche 23 octobre 2005
      1. Objectif

     

    Ces enquêtes ont pour objectif de mieux cerner le consommateur et connaître :

       

    • Les types de consommateurs
    • Leur  motivations, leurs envies
    • Comment ils achètent
    • Leurs attentes

       

                  2- Fonctionnement

     

    J’ai réalisé deux sortes d’enquêtes :

     

    Enquête qualitative

     

    L’enquête s’est déroulée en face à face, la plupart du temps au domicile de la personne, et les entretiens ont durée en moyenne 2 heures. Le nombre de personnes vues est de 15.

    Les questions sont très ouvertes pour laisser le consommateur s’exprimer librement et apporter une vision très personnelle de la bijouterie sans être influencé pour la réponse. Si les réponses tournent en rond, des choix préparés sont proposés.

     

    Enquête quantitative

    Les enquêtes ont étaient réalisées en face à face en Mars 2005, en variant les lieux, jours et heures, sur un échantillon de 100 personnes, représentatif de la population de Rhône-Alpes suivant les catégories socioprofessionnelles et les tranches d’âge de 15 à 60 ans.

     

    3- Résultats

    Typologies de consommateurs

    J’ai retenu deux caractéristiques importantes chez les consommateurs qui orientent leurs comportements d’achat dans le bijou sur mesure :

       

    • Le niveau d’exigence :

       

    . Le consommateur peu exigeant : souvent peu avertis.

    . Le consommateur exigeant : il connaît ! Il veut qu’on le "bichonne " et attend un "pro " en face de lui.

     

    • Le budget consacré :

    . Le consommateur ayant un gros budget.

    . Le consommateur n’ayant pas de budget précis : mais des moyens.

    . Le consommateur ayant un petit budget.

     

    Ce qui nous donne des couples de typologies pour les achats de bijoux sur mesure :

    • Exigeants ayant un gros budget ou pas de budget précis : il attend un travail personnalisé "de la main du chef ", va rechercher un "pro " dans une boutique haut de gamme et recherche une prise en charge complète avec un travail de qualité (du dessin à la réalisation). Il va plus se focaliser sur le service en lui-même pour concrétiser son achat. La prise en compte de la confiance est très importante et il veut être traité de façon unique. Le délai n’est pas un facteur important tant que cela reste raisonnable. il attend un travail personnalisé "de la main du chef ", va rechercher un "pro " dans une boutique haut de gamme et recherche une prise en charge complète avec un travail de qualité (du dessin à la réalisation). Il va plus se focaliser sur le service en lui-même pour concrétiser son achat. La prise en compte de la confiance est très importante et il veut être traité de façon unique. Le délai n’est pas un facteur important tant que cela reste raisonnable.
    • Exigeants n’ayant pas un gros budget : il va rechercher une boutique de centre ville tenue par un professionnel, qui correspond aux gammes de produits de son budget. (Souvent client des artisans). Il attend un service à la hauteur de ses exigences, mais va plus privilégier le produit que la méthode pour l’obtenir. il va rechercher une boutique de centre ville tenue par un professionnel, qui correspond aux gammes de produits de son budget. (Souvent client des artisans). Il attend un service à la hauteur de ses exigences, mais va plus privilégier le produit que la méthode pour l’obtenir.
    • Le consommateur peu exigeant ayant un gros budget ou pas de budget précis : il va rechercher un produit avant tout, et veut un produit qui soit de qualité, avec un service à la hauteur de ses moyens. Il va privilégier le conseil avant les outils mis à disposition : ce n’est pas parce qu’il est peu exigeant qu’il veut un produit basique. Il va être client des joailliers et boutiques indépendantes milieu de gamme : il est généralement fidèle mais il ne faut pas le décevoir. il va rechercher un produit avant tout, et veut un produit qui soit de qualité, avec un service à la hauteur de ses moyens. Il va privilégier le conseil avant les outils mis à disposition : ce n’est pas parce qu’il est peu exigeant qu’il veut un produit basique. Il va être client des joailliers et boutiques indépendantes milieu de gamme : il est généralement fidèle mais il ne faut pas le décevoir.
    • Le consommateur peu exigeant ayant un petit budget  (cas le plus constaté) : C’est aussi le client le plus difficile car très indécis et volatile. Il va rechercher son produit dans une chaîne de magasins, boutique de centre ville, centre commercial, artisan, en espérant trouver la bonne personne pour le satisfaire. Il va très peu s’attacher aux moyens mis en œuvre, mais sera sensible aux solutions apportées. Il a besoin d’être rassuré et qu’on l’écoute. Le commerçant doit savoir trouver le bon produit à sa place et l’assister tout au long de la démarche. C’est aussi le client le plus difficile car très indécis et volatile. Il va rechercher son produit dans une chaîne de magasins, boutique de centre ville, centre commercial, artisan, en espérant trouver la bonne personne pour le satisfaire. Il va très peu s’attacher aux moyens mis en œuvre, mais sera sensible aux solutions apportées. Il a besoin d’être rassuré et qu’on l’écoute. Le commerçant doit savoir trouver le bon produit à sa place et l’assister tout au long de la démarche.

       

     

    Mais il y a aussi une typologie latente qui se dessine de plus en plus et qui ne rentre pas dans ces catégories : Le consommateur qui veut un produit qui lui ressemble et pas nécessairement un bijou sur mesure. Ce consommateur est un cas de plus en plus fréquent dans les grandes villes, et recherche un bijou que n’aura pas le voisin et qui lui correspond. Il va acheter sur un coup de cœur et consommer du bijou fantaisie. Il ne trouve pas le bijou qu’il veut, et ne pense pas nécessairement à le faire réaliser, soit à cause des préjugés sur le prix final, soit qu’il ne sait pas que c’est possible : il faut l’accrocher et lui proposer. C’est généralement un client peu fidèle qui va faire le tour des magasins à la recherche de "son bijou " : chez ces consommateurs ce n’est pas un achat réfléchit mais latent.

     

    La consommation des bijoux or

     

    De manière générale les consommateurs trouvent que les bijouteries ont un choix satisfaisant de produit et chaque type d’acheteur trouve son bonheur chez les distributeurs.

    les consommateurs trouvent que les bijouteries ont un choix satisfaisant de produit et chaque type d’acheteur trouve son bonheur chez les distributeurs.

    Destinataire du dernier achat de bijou or

     

    < 25 ans

    25 à 34 ans

    35 à 44 ans

    45 à 54 ans

    55 à 60 ans

    Moyenne

    Pour soi

    17,6%

    33,3%

    43,5%

    47,1%

    44,4%

    37,2%

    Pour offrir

    64,7%

    62,5%

    56,5%

    52,9%

    44,4%

    56,2%

    Sans réponse

    17,7%

    4,2%

    0,0%

    0,0%

    11,2%

    6,6%

    Les achats pour soi représentent un tiers des ventes : il est rassurant de voir que les gens se font encore plaisir avec des bijoux en or, en sachant que les achats d’impulsion se font surtout pour soi même, il y a encore une marge de manœuvre en proposant des produits plus ciblés pour ce genre d’achat. Nous pouvons aussi constater que plus les consommateurs sont âgés, plus ils consomment pour se faire plaisir.

    Evénement du dernier achat

     

    < 25 ans

    25 à 34 ans

    35 à 44 ans

    45 à 54 ans

    55 à 60 ans

    Moyenne

    Noël

    0,0%

    4,2%

    17,4%

    17,6%

    0,0%

    7,8%

    Baptême

    0,0%

    8,3%

    0,0%

    5,9%

    22,2%

    7,3%

    Anniversaire

    52,9%

    50,0%

    43,5%

    41,2%

    11,1%

    39,7%

    Anniversaire mariage

    0,0%

    0,0%

    8,7%

    5,9%

    11,1%

    5,1%

    Achat d'impulsion

    23,5%

    20,8%

    26,1%

    23,5%

    33,3%

    25,4%

    Autres

    5,9%

    12,5%

    4,3%

    5,9%

    11,1%

    7,9%

    Sans réponse

    17,6%

    4,2%

    0,0%

    0,0%

    11,1%

    6,6%

    Bien que l’enquête se soit déroulée au mois d’avril il ressort que Noël n’a pas été le premier événement d’achat comme il est habituel de le voir.

     

    La consommation des pièces de commandes

     

    Sous l’appellation "pièce de commande " pour les consommateurs, je regroupe tout ce qui n’est pas bijou standard.

    Lieu d’achat des bijoux sur mesure

     

    < 25 ans

    25 à 34 ans

    35 à 44 ans

    45 à 54 ans

    55 à 60 ans

    Moyenne

    Bijouterie de centre ville

    17,6%

    4,2%

    17,4%

    17,6%

    11,1%

    13,6%

    Bijouterie de centre commercial

    5,9%

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    1,2%

    Grande surface (supermarché)

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    Grande surface du bijou

    5,9%

    0,0%

    4,3%

    0,0%

    0,0%

    2,0%

    Artisan

    0,0%

    25,0%

    26,1%

    47,1%

    44,4%

    28,5%

    Vente à distance

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    0,0%

    Sans réponse ou n'ont jamais fait réaliser de bijou sur mesure

    70,6%

    70,8%

    52,2%

    35,3%

    44,5%

    54,7%

    Il faut savoir que l’enquête a été réalisée surtout dans la région lyonnaise, lieu où il y a une grande concentration de fabricants et d’artisans, et que les consommateurs sont certainement plus habitués à faire réaliser des bijoux. Les artisans remportent la première place certainement en partie pour les mêmes raisons, avec presque les deux tiers des bijoux réalisés.

    85% des consommateurs de bijoux savent qu’ils peuvent faire réaliser des pièces de commandes, mais peu passent à l’acte car cela est perçu comme un produit onéreux : beaucoup vont chez les artisans pensant qu’ils vont le payer moins cher et viennent avec une photo pour faire réaliser la pièce, même pour des produits inférieurs à 200 euros en pensant qu’ils vont "faire des affaires ".

     

    L’information sur les bijoux (technique, origine, pierres…) est très demandée, elle crée une image "pro " immédiate dans l’esprit du consommateur, permet aussi de se sentir en confiance avec une personne compétente en face de soi et de faire baisser le risque perçu du client : paradoxalement, cela donne aussi une image de produits plus cher, mais il faut savoir la présenter de la bonne manière en sachant sur quel type de produit on se situe.

    Destinataire du bijou sur mesure

     

    < 25 ans

    25 à 34 ans

    35 à 44 ans

    45 à 54 ans

    55 à 60 ans

    Moyenne

    Pour soi

    0,0%

    20,8%

    43,5%

    52,9%

    44,4%

    32,3%

    Pour offrir

    23,5%

    8,3%

    4,3%

    11,8%

    11,1%

    11,8%

    Sans réponse ou n'ont pas fait réaliser de bijou sur mesure

    76,5%

    70,8%

    52,2%

    35,3%

    44,5%

    55,9%

    Nous pouvons constater que les achats pour soi en bijou sur mesure représentent les deux tiers des ventes : Cela permet de penser que si l’on améliore les propositions on pourrait augmenter les achats d’impulsion.

    Ce que recherche les consommateurs pour les pièces de commande 

     

     

    1er choix

    2eme choix

    3eme choix

    Total

    La variété des styles

    11,1%

    18,9%

    16,7%

    46,7%

    L'originalité

    62,2%

    20,0%

    8,9%

    91,1%

    Le prix

    5,6%

    18,9%

    28,9%

    53,4%

    La qualité

    20,0%

    35,6%

    31,1%

    86,7%

    Le délai

    0,0%

    3,3%

    2,2%

    5,5%

    Le service

    1,1%

    1,1%

    7,8%

    10,0%

    Autre

    0,0%

    1,1%

    1,1%

    2,2%

     

    Curieusement le service et le prix sont loin derrière car ils sont considérés comme faisant partie intégrante de la proposition et non comme des éléments optionnels. Les gens se tournant vers les bijoux sur mesure, le font car ils recherchent ce qui ne se fait pas et veulent avoir un bijou unique avant tout et donc original.

     

    Les types de bijoux que les consommateurs veulent faire réaliser

     

    1er choix

    2eme choix

    3eme choix

    Total

    Bague

    73,3%

    7,8%

    6,7%

    87,8%

    Pendentif

    13,3%

    25,6%

    11,1%

    50,0%

    Collier

    3,3%

    20,0%

    30,0%

    53,3%

    Paire de boucle

    4,4%

    14,4%

    11,1%

    29,9%

    Bracelet

    5,6%

    27,8%

    30,0%

    63,4%

    Autre

    0,0%

    1,1%

    2,2%

    3,3%

     

    En sachant que le premier choix représente de façon sensiblement identique ce qui est réellement réalisé, on note une part très importante sur le total pour les bracelets en désir de réalisation, alors que ceux-ci sont presque inexistants dans les réalisations actuelles : il est probable que le choix actuel en bracelets standards n’est pas suffisant ou qu’il y a une réelle demande en bracelet sur mesure.

     

    4- Conclusions

    Il y a une très forte demande en pièces spéciales. Quand on leur demande, la grande majorité des consommateurs sont prêts à mettre un peu plus cher pour avoir un bijou correspondant à leurs désirs, mais dans la limite de 20 à 30% plus cher, limite après laquelle ils préfèrent passer à un autre type d’achat.

     

    On ne leur propose pas suffisamment de pièces spéciales et presque tous les consommateurs ne trouvant pas ce qu’ils recherchent en bijou or, abandonnent ce type de produit pour se rabattre sur autre chose (bijou fantaisie, maroquinerie, électronique…), ce qui place les pièces de commandes au cœur de la solution : Si l’on peut proposer ce type d’article à un prix correct, on récupère des clients qui partent vers d’autres produits et prennent des habitudes qu’il sera difficile de leur faire passer.

     

    La pièce de commande correspond aujourd’hui à ce que les consommateurs recherchent en terme de personnalisation mais les prix empêchent de démocratiser ce type de bijou. La personnalisation est une tendance dans de très nombreux domaines (cuisine, décoration intérieure, voiture, vêtements…) : Alors que la bijouterie en est encore à l’artisanat dans ce domaine, les autres secteurs d ‘activités ont su s’adapter à la demande et aux modes de consommation.

     

    De manière générale, les consommateurs trouvent quand même que les bijouteries ont un choix satisfaisant de produit et chaque type d’acheteur se tourne naturellement vers la boutique qui sera représentative de la relation attendue. Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils vont acheter, car la consommation a changé et les gens attendent autre chose que de simples bijoux, ils veulent aussi du service, de la nouveauté, de la personnalisation, des marques…être écoutés sans être forcés d’acheter, conseillés et informés, sans être certain que l’achat final, s’il y en a un, se fera chez vous.

    Bruno Alquier

    Par Bruno Alquier - Publié dans : bruno-alquier
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    Dimanche 23 octobre 2005

     

     Pour caricaturer, le marché de l’or se scinde en deux, avec d’un coté les bijoux d’entrée de gamme et courants vendus par les grandes surfaces et les magasins de centre commercial, de l’autre les bijoux de marques, le haut de gamme et pièces spéciales vendues par les magasins de centre ville et les artisans.

     

    En apportant des compétences on crée de la valeur, et le service est une valeur ajoutée à l’image du magasin et aux produits proposés.

    L’image du magasin n’est pas liée qu’aux produits que l’on vend, il intervient beaucoup d’autres choses : Le lieu d’implantation, l’agencement, le personnel, la communication…et des choses moins évidentes comme la qualité, la disponibilité, le sérieux, les compétences du personnel…

    On part de l’image voulue pour déterminer l’emplacement du magasin (centre ville, centre commercial…) et tous les moyens à mettre en œuvre, puis dans un deuxième temps on sélectionne les produits toujours d’après l’image voulue. Il faut une cohérence entre tous ces éléments pour se créer une image et il en est de même pour le service : Le type ou niveau de service est étroitement lié à l’image voulue et permet aussi de crédibiliser tout ce qui est mis en œuvre.

     

    è Plus les produits sont bas de gamme, plus l’image doit mettre en avant les produits et le prix.

    è Plus les produits sont haut de gamme plus l’image doit valoriser l’intangible.

     

    Maintenant, c’est aux détaillants de faire en sorte que l’image de leur point de vente corresponde aux attentes des consommateurs de demain. Il serait illusoire de croire que seules la réputation et la qualité suffiraient à garantir la pérennité de son entreprise (exemple Poiray) : Ceci est valable pour tous les acteurs de la filière, du fournisseur de matière première au détaillant en passant par les sous-traitants et fabricants. Il faut que les magasins de centre ville soient suffisamment performants, pour éviter que leurs clients partent vers les centres commerciaux, en proposant autre chose et le "plus " qui fera la différence.

    Pour résumer, je dirai que le service est un moyen de créer l’image des magasins de centre ville pour le haut de gamme, de justifier les écarts de prix pour les magasins milieux de gamme et que c’est un moyen différenciant permettant de résister à la concurrence.

     

     Bruno Alquier

    Par Bruno Alquier - Publié dans : bruno-alquier
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